Les interventions du Maire
Page mise à jour le :jeudi 03 mai 2012
Les Voeux 2012 du Maire
Discours prononcé le vendredi 6 janvier 2012 à l'Espace Culturel Barbara.
"Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués,
Mesdames et Messieurs les représentants du monde économique,
Mesdames et Messieurs les représentants des associations,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chers amis,
Je suis particulièrement ravi de vous retrouver comme de coutume en début d’année pour vous présenter, au nom du conseil municipal, mes vœux pour l’année qui s’ouvre devant nous.
Cette tradition républicaine est un symbole auquel nous sommes très attachés, élus, bénévoles, habitants, commerçants, entrepreneurs. Votre présence en témoigne.
Aux habitués que j’ai plaisir à rencontrer sont venus s’ajouter les nouveaux habitants qui rejoignent ce grand cercle Franc-forésien que nous formons tous ensemble, dans notre diversité. Je vous en remercie.
Chacun conviendra ici que nous venons de vivre une année à la fois exceptionnelle et dramatique à plus d’un titre, une année riche de nombreux évènements nationaux, européens ou internationaux qui nous interpellent.
Ce qui impacte le plus notre vie quotidienne est certainement l’ampleur de la crise financière que nous connaissons, ponctuée ce dernier semestre par une succession de sommets européens qui, au final, se résumeront en une seule règle d’or : l’austérité pour les peuples.
A ce propos, permettez-moi de citer Joseph STIGLITZ, prix Nobel d’Economie : « Nous sommes en train de supporter le coût des erreurs des marchés financiers. Nous vivons dans un système où les pertes sont supportées par l’ensemble de la société alors que les gains sont privatisés ».
Force est de constater que les françaises et les français avaient eu raison de refuser par Référendum en 2005 le traité constitutionnel européen qui a pourtant été remis au goût du jour par les technocrates de Bruxelles avec le Traité de Lisbonne de 2007.
L’année suivante, la crise financière de 2008 contraint les Etats à renflouer les grandes banques sans contrepartie.
2011 verra émerger la grande crise de la dette des Etats non seulement en Europe, mais aussi aux Etats-Unis où un américain sur deux est passé sous le seuil de pauvreté !
Est-ce là la voie que certains veulent que nous empruntions sous le prétexte qu’elle s’imposerait aux Etats dont la France qui décline dans son budget 2012, l’austérité pour les familles ?
Ou ne faudrait-il pas plutôt rejoindre le camp des indignés, de celles et de ceux qui dénoncent les inégalités sociales, la baisse du pouvoir d’achat, la pauvreté d’un côté et l’extraordinaire concentration de la richesse de l’autre ?
Aussi je formerai en cette circonstance un premier vœu qui me semble essentiel devant tant de désordres moraux et financiers : Ne nous laissons pas bercer par la pensée unique de la sinistrose, elle ne s’impose pas à nous comme un fléau catastrophique du genre tsunami qu’a connu le Japon, mais elle découle bien de choix politiques et économiques au service de la finance et de la spéculation la plus effrénée.
L’année qui vient de s’écouler doit nous renforcer dans cette conviction qu’il existe des possibilités pour changer l’ordre des choses.
A l’exemple des révolutions arabes et de la chute de dictateurs que l’on imaginait indétrônables ou encore, dans notre pays, du basculement à gauche du Sénat le 25 septembre dernier, une première depuis l’avènement de la cinquième République !
Un peu partout de par le monde monte l’exigence de libertés nouvelles, une volonté populaire au travers de mobilisations sociales qui montrent bien l’exaspération de millions de personnes qui ne veulent plus vivre au rabais.
Ils ne supportent plus le chômage, la pauvreté au nom de je ne sais qu’elle dogme financier qui inflige des sanctions aux états par des « notations », le fameux triple A étant la meilleure.
Vous le savez, la crise économique n’a malheureusement pas épargné les collectivités territoriales dont les dépenses sociales ont explosé en 2011.
La réforme des finances et la suppression de la taxe professionnelle ont réduit considérablement les marges de décisions des collectivités et de leurs élus.
A Petite-Forêt, nous avons mis en place depuis deux années maintenant un séminaire budgétaire qui nous permet d’ajuster notre programme municipal en fonction de ces contraintes budgétaires avec ce souci constant de ne pas avoir recours à l’emprunt tout en contenant nos taux d’imposition.
Dans le même temps, nous nous attachons à faire en sorte que l’activité économique et commerciale de notre commune se maintienne et se développe dans les meilleures conditions possibles.
Un premier pas a été fait en ce qui concerne l’accessibilité des zones d’activités par la pose de feux tricolores sur le pont de l’autoroute.
A ce propos, ces travaux de sécurisation seront étendus à la RD70 et au giratoire du parc Lavoisier dans le cadre du projet de contournement nord de Valenciennes afin de fluidifier le trafic de cette zone très fréquentée.
Toujours dans ce secteur, la rue Anatole France, située entre le centre commercial « Franco-Belge » et le quartier du Bosquet, sera complètement refaite et assainie grâce au SIARB et au concours financier de Valenciennes Métropole.
Dans le centre-ville, les travaux d’assainissement et de réfection de la rue Jules Ferry démarreront en janvier tandis que l’Ecole de musique Janvier DELPOINTE va s’agrandir d’une salle de répétition tant attendue par son directeur, Monsieur MAYEUX, que je félicite au passage pour la qualité du récital qui nous est offert chaque année par ses élèves à l’occasion des vœux de la municipalité.
Dans le domaine sportif, je voudrais citer la construction d’un Hât trick couvert, comprenez un terrain synthétique de foot en salle.
Je voudrais maintenant terminer mon propos en mettant l’accent sur la politique que nous menons en faveur de l’accès au logement dans notre ville.
Tout d’abord, un chiffre pour vous montrer toute la nocivité de la spéculation financière à tous les niveaux : 65 milliards d’euros, ce sont les profits monétaires engrangés en 2010 en France par les locations de logements.
Or, aujourd’hui, les bailleurs sociaux ont toutes les peines du monde à boucler leurs projets financiers pour la réalisation de logements même si les communes leur apportent leur soutien en mettant du foncier à disposition comme nous l’avons fait pour les lotissements en centre-ville.
Aussi, parce que se loger devient de moins en moins un droit mais de plus en plus un luxe et parce que c’est maintenant le premier poste du budget des ménages, je n’aurais de cesse de favoriser la construction de logements, tout en assurant une diversification et une densification harmonieuse.
Le Plan Local d’Urbanisme que nous venons de modifier traduit le choix que nous avons fait, celui d’une ville à dimension humaine, moderne, accessible et adaptée aux besoins de toute la population.
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter, en mon nom personnel et au nom du conseil municipal, une année pleine d’espérance, de tolérance, de solidarités nouvelles, la santé et la prospérité pour vous-même, votre famille, vos proches, pour que 2012 soit le reflet de vos aspirations qui vous tiennent le plus à cœur.
Je vous remercie de m’avoir écouté."
Un sursaut historique
A sept mois des élections présidentielles, la victoire de la Gauche aux élections sénatoriales marque un sérieux revers à la politique d’austérité menée par le gouvernement qui perd de plus en plus de sa crédibilité y compris dans son camp, c’est-à-dire les communes rurales qui représentent la majorité des grands électeurs au Sénat.
Mais cette défaite de la droite, c’est surtout le résultat d’une offensive démocratique qui s’exprime chaque jour davantage dans les luttes pour la défense de l’emploi, de l’éducation, du logement, la santé, les services publics, pour contrer une politique libérale responsable de la débâcle boursière et de la crise mondiale qui en découle.
Pourtant, la France dispose d’une puissance économique et financière qui nous permet d’injecter des milliards d’euros dans les banques à chaque crise systémique sans aucune contre partie ou encore d’engager des troupes et des armements lourds dans des conflits comme en Lybie ou en Afghanistan.
Or à l’inverse, l’investissement dans l’économie réelle, c’est investir dans l’emploi, la formation, la recherche, l’industrie, l’environnement pour favoriser une croissance durable et palpable.
L’enjeu d’une alternative politique est crucial pour les familles, pour celles et ceux qui vivent douloureusement la cure d’austérité imposée au détriment d’une relance sociale et durable qu’il faut mettre au cœur d’un projet de société, plus humain, plus juste, plus fraternel.
Les Vœux 2011 du Maire
Discours prononcé le vendredi 7 janvier 2011 à l'Espace Barbara.
" Il est des traditions plus fortes que d’autres et les vœux représentent sans nul doute l’évènement déterminant de l’année qui s’ouvre devant nous. En témoigne, une fois encore, votre attachement à cette cérémonie qui rassemble chaque année la population franc-forésienne venue en nombre augmentée de la présence d’hommes et de femmes de tous horizons qui ont su tisser des liens avec notre municipalité et qui font rayonner notre dynamisme au-delà des murs de notre ville.
C’est pourquoi je commencerai mon propos en vous remerciant très chaleureusement d’avoir répondu présents à l’invitation de la municipalité, en vous remerciant de votre confiance et de votre intérêt pour l’avenir de notre cité qui, d’année en année, se modernise et se développe pour essayer d’apporter les meilleures conditions à ses habitants et à ses visiteurs si l’on considère la fréquentation de notre zone économique et commerciale en pleine expansion.
Comme la majorité d’entre vous, je me suis surpris à rêver d’une année différente de celle qui vient de s’achever car 2010 fut, sans conteste, marquée du sceau de la crise financière de 2008 avec ses répercussions sur notre économie, notre pouvoir d’achat et sur le moral des françaises et des français.
Toutes les catégories sociales et institutionnelles semblent ainsi touchées de plein fouet, les commerçants, les petites et moyennes entreprises, les services publics, les salariés, les jeunes, les retraités.
Toutes ? Peut-être pas, certains se sont très bien remis, je pense aux grandes entreprises du CAC quarante et surtout au monde de la finance en général, c’est-à-dire à ceux qui furent pourtant les seuls responsables de la plus grande crise mondiale que nous ayons connu.
Nous appliquons la règle du pollueur-payeur pour tenter de sauver notre planète des catastrophes écologiques, alors qu’en 2008, 25 000 milliards de dollars se sont évaporés dans les circuits spéculatifs sans qu’ils soient remboursés par les spéculateurs mais au contraire ré abondés, je me permets de le rappeler, par des fonds publics sans véritables contreparties ou contrôles !
« Le temps du monde fini commence » ; cette citation de Paul Valery qui date du début du siècle dernier nous alertait déjà à cette époque sur les ressources limitées de notre planète et prouve dans le même temps que cette prise de conscience ne commence pas dans les années 90 avec l’émergence du mouvement altermondialiste. Il s’agit bien d’un combat qu’il faut mener tous ensemble, là où nous nous trouvons, là où nous vivons, là où nous travaillons, dans notre cité, dans notre quartier, à travers nos gestes quotidiens pour enrayer cette spirale infernale, cette fuite en avant préjudiciable pour les générations de ce vingt et unième siècle, c’est-à-dire pour nos enfants et nos petits-enfants.
A Petite-Forêt, chaque initiative allant dans ce sens est encouragée par vos élus qui ont à cœur de favoriser cette prise de conscience contre toute forme de gaspillage, qu’il s’agisse des ressources naturelles, humaines ou financières et nous ne baissons pas les bras lorsque les obstacles surgissent, pour faire en sorte de trouver des solutions innovantes, partagées et durables.
J’en veux pour preuve le dynamisme de nos associations locales, l’engagement individuel et collectif d’hommes et de femmes qui ont à cœur d’animer sous différentes formes notre cité et ses quartiers, par le sport, par la culture, par les échanges. Une énergie que la collectivité seule ne saurait impulser sans votre participation et vous en serez remercié comme de coutume à l’issue de cette cérémonie.
Vous avez fait votre place et de nombreuses associations parmi celles que vous représentez ont su se faire reconnaître comme partenaires à part entière dans le développement de Petite-Forêt.
Cela n’a pas toujours été facile, je pense notamment aux nouvelles associations qui sont aidées dans leur démarrage, vous avez dû faire preuve de beaucoup de volonté et d’obstination pour exister, défendre vos objectifs, développer des actions et attirer de nouveaux adhérents.
Je citerai à titre d’exemple, une seule d’entre elles, la plus récente, pour que soit mis en lumière devant vous ce soir le combat d’une maman franc-forésienne sur l’autisme à travers son association « Le monde de Maxence ».
Elle dénonce le vide sanitaire et éducatif qui existe en France dans ce domaine et qui prive des centaines d’enfants de l’éducation qu’ils sont en droit de recevoir. J’emprunterai une phrase du projet établi par madame Weaver et qui résume bien la problématique auquel ces familles sont confrontées : « Peu importe le degré de l’autisme, ce qui compte c’est d’aider l’enfant à faire face à ses désavantages » ; belle leçon de vie qu’il nous faut tous ensemble favoriser et je remercierai ici les personnalités présentes qui se sont impliquées personnellement, je devrais dire humainement, pour accompagner cette maman dans ses objectifs louables d’égalité, d’équité et de solidarité active.
Vous le savez, j’ai toujours accordé une place importante à la solidarité et à la générosité car dans ces moments difficiles que nous traversons les uns et les autres, il est utile de mettre en avant ces valeurs d’espoir et de réconfort pour celles et ceux qui souffrent des maux de notre société.
En ces temps de doute et d’incertitude, de précarité et d’insécurité sociale, faut-il vraiment rajouter de l’austérité dans la vie de nos concitoyens dont quatre millions souffrent d’isolement. Cette désocialisation, nous n’avons de cesse de la combattre sur tous les fronts, avec notre épicerie sociale dont nous venons de fêter les dix années d’existence tout en y associant le Secours Populaire Français et les Resto du Cœur lors de l’inauguration le 27 novembre dernier de la Maison de la Solidarité rue Lénine.
Réunis en séminaire le mois dernier, les élus que nous sommes ont pu mesurer le travail réalisé depuis le début de ce mandat qui a vu notamment la création d’un nouveau quartier en centre-ville doté de structures médicalisées avec l’ouverture du centre de jour Alzheimer qui ne manquera pas d’être inauguré prochainement.
Avec le logement que nous continuerons à conforter dans un souci de mixité, l’emploi reste le premier besoin de nos concitoyens et de nos jeunes en particulier : le succès du Salon des métiers et du recrutement du Valenciennois organisé en avril dernier dans notre ville a permis d’accueillir durant ces deux journées 115 entreprises, 16 organismes de formation avec une fréquentation estimée à 3 800 personnes pour environ 300 offres d’emploi : 80 candidats ainsi ont pu retrouver un emploi dans notre arrondissement avec selon un sondage, plus de 81% des visiteurs satisfaits par l’accueil.
Je profiterai de l’occasion pour remercier les services de la ville et notamment le service jeunesse pour leur investissement et leur implication dans cette manifestation qui en appelle d’autres.
En ce qui concerne l’année qui s’ouvre devant nous, nous avons établi une feuille de route répondant aux besoins des franc-forésiennes et franc-forésiens en investissant pour votre avenir et pour le développement d’un service public de qualité que beaucoup d’entre vous utilisent.
• 2011 verra donc la réalisation d’une plate-forme sportive ou plus précisément d’un Hât trick dédié pour l’essentiel à la pratique du football pour répondre au succès rencontré par le foot en salle, activité qui s’est constituée par ailleurs en association.
• L’agrandissement de notre école de musique municipale Janvier Delpointe avec la réalisation à l’arrière d’une salle de répétition ; je pense que les musiciens ici présents méritent bien cette modernisation des lieux.
• La création d’un ciné-club ou du moins l’acquisition du matériel de projection destiné au service culturel et à cette salle en particulier
• L’ouverture prochaine de la maison des associations contigüe au bureau de poste
• Une programmation particulièrement chargée cette année des voiries avec la réfection totale de la rue Lénine dès janvier, la rue du 19 mars du passage sous l’autoroute vers la passerelle, la rue Voltaire, un aménagement paysagé conséquent Canton Génard sur la rue Ambroise Croizat le long du collège Pierre Gilles de Gennes et autour de son rond-point et enfin la réfection totale de la rue Anatole France et son assainissement avec chaque fois, le souci d’une accessibilité appropriée à chaque secteur d’intervention.
Parallèlement, des études seront menées pour la réalisation d’une médiathèque qui fonctionnera en réseau avec celle d’Anzin qui vient d’être inaugurée, la finalisation du projet d’aménagement du centre-ville aux quatre chemins pour sécuriser et embellir ce secteur, et d’autres projets encore que je ne peux tous citer ici et qui nous réunirons dans l’esprit qui est le nôtre de la concertation, du dialogue, de vous associer aux travaux et améliorations qui concernent votre quartier.
Vous l’avez constaté, 2011 sera une année riche en réalisations et je sais pouvoir compter sur mon équipe qui, au travers les commissions respectives, fait avancer ce programme pour lequel nous avons été élus, dans le respect de nos engagements et dans la nécessité de trouver les financements nécessaires, subventions et dotations pour mener au mieux ce travail.
Je terminerai mon discours cette année par des paroles d’insurrection et d’espérance du résistant Stéphane Hessel qui sont tirées de son petit livre: « Indignez-vous ! », devenu depuis sa sortie en novembre un best-seller.
A l’exaspération, il préfère l’espérance et incite à l’insurrection pacifique en misant sur la capacité des citoyens à se retrouver pour bâtir une société digne des idéaux de la Libération. Aux jeunes générations, il dit : « prenez le relais, indignez-vous ! ».
Dans cet esprit, mon vœu principal pour Petite-Forêt et ses habitants, c’est que notre modèle démocratique soit un exemple de tolérance, de solidarité, de résistance aussi, de changement d’orientations sur le plan national pour permettre de vivre mieux en 2011 ; parce que cet avenir doit aussi être individuellement partagé, je souhaite à chacune et à chacun d’entre vous que l’année 2011 vous apporte beaucoup de satisfactions, de santé et bonheur partagé, dans vos familles et vos relations les plus proches.
Je vous remercie de m’avoir écouté et bonne et heureuse année."
Solidarité et Générosité en cette fin d'année
Solidarité et Générosité en cette fin d'année
En cette période de crise sociale profonde où la morosité et l’austérité gagnent jour après jour du terrain, il était important d’apporter un peu d’espoir et de réconfort en mettant en lumière les solidarités locales qui s’expriment sur le terrain au quotidien dans notre ville.
La " matinée de la Solidarité " organisée le samedi 27 novembre dernier a permis de mesurer ces actions touchant à l’humain grâce aux portes ouvertes de l’épicerie sociale Joséphine Baker pour ses dix années d’existence et au travers de l’inauguration de la Maison de la Solidarité rue Lénine destinée aux distributions du Secours Populaire Français et des Resto du cœur.
La solidarité et surtout la générosité celle du cœur, peuvent apporter un peu de réconfort dans une société en perte de repère et où la dignité humaine doit reprendre toute sa place.
" Là où se trouve une volonté, il existe un chemin " pouvait déclarer madame Mirella Bauwens, adjointe aux affaires sociales dans son allocution afin d’illustrer la volonté commune de la municipalité et des associations caritatives locales dans le combat pour faire reculer l’exclusion.
Les impacts sociaux de la crise se traduisent par toujours plus de demandes sociales et notre commune n’est malheureusement pas épargnée par ce phénomène qui nous interpelle toutes et tous avec pour conséquences, un nombre croissant de jeunes, de travailleurs et de retraités en situation de pauvreté, des publics qui jusqu’alors ne sollicitaient pas ou très peu les services du Centre Communal d’actions sociales.
La désocialisation cache un ensemble de phénomènes qui, souvent, se conjuguent pour rejeter dans les marges de la société de plus en plus d’individus, assortissant ce rejet d’une forme perverse de condamnation, de double-condamnation lorsqu’il s’agit d’affronter le regard des autres.
Désormais, ces situations extrêmes ne sont pas réservées à une catégorie de la population ; elles touchent toutes les couches de la société, tous les âges de la vie, tous les milieux socio-professionnels. Et nul n’a le droit de ne pas se sentir concerné ou de fermer les yeux. On ne peut plus considérer l’exclusion sociale comme une fatalité ; on ne peut plus également se contenter de chercher à déterminer des responsables ; il est urgent d’agir au quotidien et sur le long terme, et de prendre en charge, chacun à son niveau et selon ses possibilités, ces questions sociétales.
L’épicerie sociale ou la réalisation par nos services techniques de cette maison de la solidarité représente en quelque sorte un engagement dans ce sens de responsabilisation de chacun face à l’exclusion sous toutes ses formes. Par ces réalisations et le travail de coordination avec les associations caritatives et les services sociaux, la municipalité affirme sa résolution à livrer bataille au niveau local, sans attendre d’hypothétiques mesures gouvernementales en la matière. Car il est important pour les élus que nous sommes, de jouer pleinement notre rôle de facilitateur pour développer ces réseaux de solidarité qui agissent concrètement dans notre ville, dans ses quartiers. Il faut bien entendu, une autre politique pour remédier au malaise social que nous connaissons depuis la crise financière de 2008, et il nous revient de pousser plus loin la réflexion, de développer et d’innover, et de réinventer si besoin des outils disponibles pour répondre aux nouvelles souffrances qui s’expriment dans notre pays.
C’est du tissu de toutes ces actions que nous contribuerons à développer un esprit communautaire salutaire dont notre société a grandement besoin. Certes, tous ceux qui agissent dans ce sens ne réussiront pas pour autant à supprimer l’injustice, la pauvreté, la souffrance morale ou physique, ni d’ailleurs la violence qui n’est pas toujours explicable par ces phénomènes.
Je reste cependant persuadé que le dialogue, la proximité, la solidarité, et le rassemblement de toutes les bonnes volontés, ont parfois le pouvoir d’éviter le pire et même de redonner une lueur d’espoir à ceux qui en ont le plus besoin surtout en cette période hivernale.
Je vous souhaite de passer d’excellentes fêtes de fin d’année et vous invite à rejoindre où à aider sous quelques formes que ce soit ces bonnes volontés, celles et ceux qui pensent qu’une autre société reste à bâtir pour permettre à chacun de vivre dignement.
Motion relative aux inondations du 13 août 2010 avenue de Correzzola et environs.
Monsieur le maire présente à l’assemblée les circonstances qui l’amènent à présenter cette motion pour réclamer auprès du SIARB l’accélération de la procédure relative à l’installation d’un bassin de pollution, projet faisant partie d’une programmation pluriannuelle et présenté au conseil municipal du 10 octobre 2008 dont un lot intéresse l’avenue de Correzzola par la restructuration de ses réseaux.
En effet, suite aux fortes précipitations du vendredi 13 août dernier, une dizaine d’habitations ont été inondées au point bas de l’avenue de Correzzola et espace Albert Camus ; deux riverains de Correzzola ont écrit au Président du SIARB pour dire leur exaspération face à ces inondations répétées non sans conséquences dommageables matériellement et moralement.
Monsieur le maire a soutenu ces légitimes réclamations en demandant qu’une solution technique intermédiaire puisse être mise en œuvre dès 2011 devant l’urgence de la situation.
Une réunion s’est tenue en mairie le 31 août dernier en présence de techniciens du BERIM et du Secrétaire du SIARB au cours de laquelle cette question sensible a fait l’objet d’une attention toute particulière.
A l’issue de cette réunion de travail, le SIARB s’est engagé à fournir la date d’intervention des travaux pour l’avenue de Correzzola avant la fin de cette année.
Le Conseil Municipal demande au SIARB de bien vouloir prendre en compte ces doléances pour les intégrer dans la programmation pluriannuelle d’assainissement Petite-Forêt/Aubry-du-Hainaut, c’est-à-dire, de la nécessité de commencer cette opération par la reconfiguration du réseau d’assainissement de l’avenue de Correzzola dès 2011.
"Choisir entre l’enfer et la raison"
Quelle accélération de l’histoire sommes-nous en train de vivre depuis le début de cette année devant tant de drames humains et catastrophes environnementales qui nous interpellent toutes et tous.
De la révolution de Jasmin en Tunisie, de la chute du régime en Egypte, en Côte d’Ivoire, de la participation de la France dans la guerre menée en Lybie, du tremblement de terre, du tsunami et de la catastrophe nucléaire au Japon, autant d’évènements qui nous ramènent à la réflexion d’Albert Camus au lendemain d’Hiroshima : "Choisir entre l’enfer et la raison".
Il mettait ainsi en lumière la responsabilité de l’homme, du citoyen vis-à-vis de l’autre, mais au-delà, vis-à-vis de son devenir même, de la planète, estimant que la civilisation mécanique était parvenue à son dernier degré de sauvagerie.
C’est pourquoi il me semble important de mettre l’humain au cœur de nos préoccupations, de développer des comportements solidaires, respectueux de l’environnement comme nos services s’emploient à le faire au travers l’organisation d’un forum sur le développement durable ou d’actions de proximité mises en place tout au long de l’année.
Développer la solidarité au niveau de la ville, c’est d’abord travailler à une meilleure solidarité au sein de la société, entre les différentes générations mais c’est surtout à mon sens la définition moderne du service public fondé sur les valeurs du pacte républicain, la liberté, l’égalité et la fraternité. En effet, il ne peut y avoir de développement durable sans une implication citoyenne et une certaine régulation publique capables de freiner les excès des lois du marché, les inégalités et insécurités sociales qu’elles engendrent.
La mondialisation de l’information est aussi celle des prises de conscience. Entre l’homme, le progrès et la nature, il va falloir inventer, proposer d’autres modèles, reconsidérer durablement nos modes de développement tant il est vrai qu’il suffit d’un battement d’aile de papillon pour changer le monde : en bien comme en mal.
L’humain au cœur de nos priorités
La crise que nous vivons exige que les élus, les décideurs publics à tous les niveaux d’intervention, soient vigilants en matière d’investissements tout en faisant en sorte que les collectivités bénéficient des moyens nécessaires à leur développement, au maintien de nombreux services de proximité.
Dans le même temps, comment ne pas être préoccupés par l’augmentation du chômage notamment chez les jeunes qui rencontrent toutes les peines du monde à trouver un premier emploi, voire un stage en entreprise dans le cadre de leurs formations. Cette question de l’investissement public est au cœur de
la relance de notre pays. C’est pourquoi vos élus sont tout particulièrement conscients de leur responsabilité en matière budgétaire en exerçant les attributions qui leurs ont été confiées dans la recherche du bien commun.
C’est dans cette optique que l’équipe municipale aborde la préparation du budget en dressant les priorités pour 2012 ; celles-ci s’inspirent des besoins essentiels de la commune dans le respect des équilibres tout en limitant les dépenses, notamment en fonctionnement, pour permettre des réalisations sans recours à l’emprunt et, dans leur grande majorité, subventionnées.
Cette ligne directrice qui guide nos actions depuis le début de ce mandat, permet de mettre en place des structures qui pérennisent et complètent ainsi nos actions en faveur de la jeunesse, des familles, des associations.
En cette période particulièrement difficile, nous nous attachons à favoriser tous les mécanismes de solidarité pour combattre l’austérité dans la dignité pour que l’humain l’emporte.
Mieux équiper notre ville, améliorer son cadre de vie, c’est la traduction de notre engagement au plus proche des besoins des Franc-forésiens, grâce à une cohérence et une politique budgétaire qui reflète une gestion efficace en termes de capacité de développement et de services.
Inondations du 13 août 2010 …
Motion relative aux inondations du 13 août 2010 avenue de Correzzola et environs.
Monsieur le maire présente à l’assemblée les circonstances qui l’amènent à présenter cette motion pour réclamer auprès du SIARB l’accélération de la procédure relative à l’installation d’un bassin de pollution, projet faisant partie d’une programmation pluriannuelle et présenté au conseil municipal du 10 octobre 2008 dont un lot intéresse l’avenue de Correzzola par la restructuration de ses réseaux.
En effet, suite aux fortes précipitations du vendredi 13 août dernier, une dizaine d’habitations ont été inondées au point bas de l’avenue de Correzzola et espace Albert Camus ; deux riverains de Correzzola ont écrit au Président du SIARB pour dire leur exaspération face à ces inondations répétées non sans conséquences dommageables matériellement et moralement.
Monsieur le maire a soutenu ces légitimes réclamations en demandant qu’une solution technique intermédiaire puisse être mise en œuvre dès 2011 devant l’urgence de la situation.
Une réunion s’est tenue en mairie le 31 août dernier en présence de techniciens du BERIM et du Secrétaire du SIARB au cours de laquelle cette question sensible a fait l’objet d’une attention toute particulière.
A l’issue de cette réunion de travail, le SIARB s’est engagé à fournir la date d’intervention des travaux pour l’avenue de Correzzola avant la fin de cette année.
Le Conseil Municipal demande au SIARB de bien vouloir prendre en compte ces doléances pour les intégrer dans la programmation pluriannuelle d’assainissement Petite-Forêt/Aubry-du-Hainaut, c’est-à-dire, de la nécessité de commencer cette opération par la reconfiguration du réseau d’assainissement de l’avenue de Correzzola dès 2011.








