Les maires de PETITE-FORÊT

… Maires de PETITE-FORÊT de RAISMES

1792 - 1830PILLION Éloy
1830 - 1834PILLION Étienne
1834 - 1846LOMPRET François
1846 - 1855LAMBERT Prosper
1855 - 1870LELEU Jean-Baptiste

La commune de PETITE-FORÊT a été créée par l'empereur NAPOLÉON III le 17 septembre 1865.

… Maires de PETITE-FORÊT

1870 - 1871LEGRAIN Félix

1871

GÉRARDEAUX Jean-Baptiste

1871 - 1884DOUCHY Romain
1884 - 1890LOBERT Jules
1890 - 1892FREALLE Charles
1893 - 1902DUJARDIN Dominique
1904 - 1912BISIAUX Charles
1912 - 1929CORBEAU Jules
1929 - 1939DORGE Gustave
1944 - 1947DORGE Gustave
1947 - 1967CHER Edmond
1967 - 1989LELEU Yves
1989 - BURY Marc

Petite-Forêt

Petite-Forêt est une commune française, située dans l'arrondissement de Valenciennes. Le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais... Picardie

Évolution démographique (source INSEE)

  • 1962 : 2944 habitants
  • 1968 : 2946 habitants
  • 1975 : 3422 habitants
  • 1982 : 3757 habitants
  • 1990 : 5293 habitants
  • 1999 : 5251 habitants
  • 2006 : 4963 habitants
  • 2007 : 4928 habitants
  • 2012 : 4892 habitants
  • 2015 : 4937 habitants

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Un peu d'histoire

La ville de Petite-Forêt est née d'un hameau de Raismes en 1680 qui se nommait "LA Petite Forest de Raismes".

Quelques années plus tôt, elle fut au centre de la Campagne des Flandres de Louis XIV en 1676. Depuis 1625, elle fut un haut lieu de pèlerinage. Au XVII siècle, une église fut érigée. Des commerces et des habitations furent également construits. En 1801, Petite-Forêt devient un village.

Un décret impérial signé par Napoléon III, Empereur des Français, daté du 17 novembre 1865 indique dans un unique article premier : "La commune de Petite-Forêt de Raismes, arrondissement de Valenciennes, prendra à l'avenir le nom de Petite-Forêt"

Dans les années 1930, la ville connait un essor grâce à l'industrie minière et métallurgique mais également grâce à l'arrivée de l'électricité dans tous les foyers. Trois grandes brasseries étaient également source d'emplois. En 1936, la première ligne de bus qui relie Valenciennes à Wallers traverse Petite-Forêt.

L'église Notre Dame de Bonne Espérance

Sous ce vocable était invoquée une statuette de la VIERGE fixée à un chêne de la « PETITE-FORÊTde RAISMES » par des collégiens de VALENCIENNES, et à l’origine d’un pèlerinage très célèbre au XVIIe siècle.

La situation de Valenciennes au XVIème siècle, riche cité des PAYS-BAS et centre commercial très actif, était très favorable à la propagation des idées nouvelles de la Réforme. Les prédicants protestants séduisaient alors les esprits par un ensemble d’objections à la religion catholique difficiles à résoudre par la foule. Ils allèrent même jusqu’à saccager AUBRY, HÉRIN, VICOIGNE et HASNON où ils brisèrent tous les objets du culte. C’est alors que les Jésuites furent envoyés à Valenciennes. L’un d’eux, le R.P. BOUILLE, professeur au Collège NONTRE-DAME de VALENCIENNES, s’étonna devant ses élèves qu’il n’y eût pas aux environs de la ville un sanctuaire consacré à la Vierge. Ses discours décidèrent les collégiens à exécuter son projet, et ils décidèrent d’aller au bois, qu’on appelait alors la « PETITE-FORÊTde RAISMES »  et de creuser une niche dans le tronc d’un chêne pour y déposer une Vierge en terre moulée. C’est ce qu’ils firent effectivement le 05 août 1625 et les Pères qui les accompagnaient suggérèrent de l’invoquer sous le nom de « NOTRE-DAME-DE-BONNE-ESPÉRANCE». On remarqua que, sans y penser, on avait placé la statuette là même où, en 1566, avaient commencé les prêches et les réunions secrètes des réformés.

Les jeunes gens dressèrent un autel de feuillage au pied du chêne et, par la suite, ils vinrent souvent visiter ce sanctuaire. Cet exemple fut suivi par d’autres étudiants, puis les passants, les habitants des environs se rendirent au « QUESNES NOTRE-DAME ». Mais ce qui accrut la popularité de cette nouvelle dévotion furent les nombreuses guérisons qui intervinrent presque aussitôt. De nombreux pèlerins affluèrent, aussi fallut-il, au début de l’hiver, construire une chapelle en planches pour les abriter. On y voyait accourir des hommes et des femmes de toutes conditions, et un jour on en compta jusqu’à trois mille.

La renommée de cette affluence et le bruit des merveilles qui avaient eu lieu ne tardèrent pas à parvenir à la connaissance du Prince d’AREMBERG qui conçut le projet d’élever un sanctuaire digne de la Vierge et d’en confier la garde à des religieux.

Le 18 juin 1626, ce prince d’AREMBERG qui était propriétaire du bois, fit poser la première pierre d’une église de 20 m de long et 10 m de large, et pour rendre l’accès du pèlerinage plus facile, il fit défricher devant elle, en direction de BEUVRAGES où il habitait, une belle avenue de 500 m de long et 30 m de large bordée d’oratoires. Tandis qu’on exécutait ces travaux, le maître-charpentier Jean QUARET tomba du haut des combles : il devait se fracasser la tête, mais dans sa chute il invoqua NOTRE-DAME de BONNE ESPÉRANCE et, au grand étonnement de tous, il se releva sans ressentir le moindre mal.

Plus tard, il fit construire un couvent et y appela les Carmes réformés de VALENCIENNES qui en prirent possession le 5 août 1633. Tous les ans, on fêtait l‘anniversaire du pèlerinage et cette fête garda jusqu’à la Révolution son cérémonial propre et son caractère officiel. Un cortège partait du collège, parfois accompagné par le prévôt (préfet du HAINAUT et premier magistrat de la ville) et traversait ANZIN pour arriver dans la PETITE-FORÊT de RAISMES. Le jour du premier anniversaire, 6000 personnes vinrent à BONNE ESPÉRANCE.

La vogue si grande du pèlerinage ne s’expliquerait pas sans la réputation qu’il s’y faisait des miracles. Peu de jours après l’installation de la statue sur le chêne, un jeune homme d’AUBRY dérobe un magnifique chapelet laissé par une femme guérie d’une maladie incurable et, rentré chez lui, est subitement frappé de cécité. Sa mère lui ayant conseillé de restituer l’objet et de se repentir, il recouvre la vue.  La place nous manque pour énumérer toutes les guérisons miraculeuses obtenues par des malades souffrant de paralysie, chancres, maladies de cœur, phtisie, fièvres. L’histoire a retenu leurs noms et tous les détails. On pourrait parler, à ce sujet, de crédulité et de superstition, c’est à chacun d’en décider.

En 1680, on bâtit une infirmerie et, en 1735, une brasserie et une boulangerie. L’église primitive, jugée trop petite, fut agrandie en 1637 puis en 1685. En 1700, le Prieuré des Carmes occupait une superficie de 90 à 100 hectares, tant en bois qu’en terres ou prairies et en bâtiments. Les Carmes labouraient un peu plus de 24 hectares de terre. Ce train de ferme qui y avait été établi, donnant trop d’embarras, les chevaux furent vendus vers 1688, et les Carmes plantèrent les terres, ce qui fut plus productif et moins mouvementé. La visite du Provincial avait lieu tous les deux ans.  La propriété des Carmes, entourée de murailles dont les ruines subsistent encore, couvrait 2 hectares.

A la Révolution, l’église de BONNE ESPÉRANCE fut détruite et le couvent fut vendu. La vente de l’ensemble du terrain, soit 128 hectares, se chiffra à 50 000 francs de l’époque. Un certain QUAREZ sauva la statuette et la restitua sur son lit de mort au R.P. GADELIN, Prieur du Couvent, qui fut arrêté en septembre 1794 dans la rue des Anges à VALENCIENNES. Libéré peu de temps après, il devint curé d’AUBRY. La statue miraculeuse était arrivée entre temps dans les mains des religieuses de la Providence de DOUAI. Grâce aux démarches du pieux et zélé curé SMITH, elle faisait se rentrée solennelle le 11 mars 1923 dans l’église construite en 1897.